Jacquot à la montagne, journal d’une journée culte

Jacquot à la montagne, journal d’une journée culte

Il y a des gens qui « partent au ski ». Et il y a toi qui débarque à la montagne sans trop savoir à quoi t’attendre, mais avec la ferme intention de vivre une vraie journée culte. Celle où tout compte, même le moment où tu te bats avec une languette de chaussure en plastique à 8h du matin.

Aujourd’hui, je t’embarque heure par heure dans une journée idéale en station de ski, quelque part entre les Alpes, le Jura et les Pyrénées. Utopique ? Un peu. Culte ? Complètement.

6h58 — Lever du soleil : l’instant où tu deviens poète (malgré toi)

© LE MONT D'OR

Tes yeux sont à peine ouverts, mais ton cœur, lui, est déjà en train de faire « boum ». Direction : le sommet du Mont d’Or, dans les Montagnes du Jura. Là-haut : des falaises vertigineuses, un panorama qui s’étire jusqu’aux Alpes quand le ciel est de bonne humeur, et surtout cette lumière qui te donne envie de dire des trucs comme : « On est quand même pas mal ici. » (phrase généralement prononcée avec un thermos à la main, et des miettes de biscuit sur la doudoune.)

8h34 — Magasin de location : l’épreuve initiatique

Bienvenue dans le vrai sas d’entrée de la montagne : le magasin de location. Tout commence par un objectif simple : « Je prends juste un pack skis + chaussures. » Et ça finit par :

  • toi, assis par terre, rouge comme une tomate,
  • une chaussure qui refuse de coopérer (l’astuce imparable : pousser la languette vers l’avant au maximum et se mettre debout),
  • et un vendeur qui a vu passer plus de détresse humaine que ta psy.

10h06 — La piste mythique : l’endroit où tu te prends pour une star (de ton propre film)

Direction Le Tunnel, à La Plagne. L’accès se fait par un tunnel lumineux baptisé Equalizer.

© snow.guide

Ambiance boîte de nuit, cœur qui bat un peu trop vite, ego qui s’emballe. Les premiers virages passent crème, tu prends de la vitesse, tu cries un “WOUHOU” un peu trop franc. Pendant quelques minutes, tu te dis que t’es peut-être passé à côté d’une carrière de skieur pro. Puis tu réalises que t’es sur une piste bleue et la lucidité revient doucement. Mais bon : la légende était belle pendant la descente.

12h43 — Déjeuner d’altitude : le fromage prend le pouvoir

À ce stade, ton corps réclame du chaud, du gras, du réconfort. Bref : un déjeuner d’altitude digne de ce nom. Direction : Chez Pépé Nicolas, à Val Thorens, Une valeur sûre. Une institution. Un endroit où la carte parle fromage couramment. Tu enlèves une couche, tu souris, tu regardes tes potes et tu dis : « On est quand même mieux ici qu’à attendre un colis entre 8h et 18h. »

15h58 — Après-ski : le toit du monde, version Pyrénées

© Florian C.

Deuxième acte de la journée, autrement nommé « celui où tu enlèves les chaussures et où ton corps dit merci » : l’après-ski. Cap sur Peyragudes, dans les Pyrénées, à l’Altibar 007.
Un bar d’altitude en mode rooftop, vue XXL sur les sommets, musique qui monte plus vite qu’en télésiège pendant que le soleil décline et que les montagnes s’embrasent… ne dit-on pas que les rois du monde vivent au sommet ?

16h47 — La course au dernier tire-fesses

Forcément, quand on est trop occupé à festoyer, on oublie de regarder l’heure. Quand tu lèves enfin les yeux, les pistes se vident et la lumière commence à tomber. Un pisteur t’annonce que c’est la dernière rotation, tu fais mine de ne pas paniquer. Te voilà à repartir dré dans l’pentu sur ton téléski juste pour gratter un dernier virage avant la fermeture. Les jambes brûlent, la tête est heureuse.

18h32 — Le luxe ultime : ne plus rien faire

© Les Orres

Parce qu’après une journée comme ça, l’aventure peut aussi consister à s’arrêter. Aux Orres, dans les Alpes du Sud, tu termines la journée par une parenthèse hors du temps à Alpin Spa. Entre deux immersions dans le jacuzzi et un petit tour au hammam tu te dis que finalement, le vrai grand frisson, c’est peut-être de ne plus avoir froid.

La montagne rend tout culte (même toi)

Tu peux venir juste pour skier. Tu repars avec une collection de moments qui collent à la peau. Bref : la montagne, c’est une journée qui se vit à fond et qui se raconte ensuite pendant des années (même si personne n’a demandé).

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